12 juin 2005
ECO-G > La monnaie, ses formes et ses fonctions
La monnaie, ses formes et ses fonctions
I.La monnaie dans l'échange
A) l'équilibre de l'échange
B) la définition de la monnaie
II.Les formes de la monnaie
A) les 3 formes de moyens de paiement
B) les moyens de paiement et les institutions françaises émettrices
III.Les fonctions
A) la monnaie : fonction d'unité de compte
B) fonction de moyen de paiement
C) fonction de réserve de valeur
I.La monnaie dans l'échange
A) l'équilibre de l'échange
Il se fait en 2 échanges :
le salarié, en travaillant, fournit un service à l'entreprise, et devient son créancier.
l'entreprise est débitrice de la valeur du service fournit par le salarié : c'est le salaire
=> réalisation de l'équilibre au moyen de l'échange (travail = salaire)
B) la définition de la monnaie
La monnaie est l'ensemble des moyens de paiement accepté par tous les vendeurs pour le règlement de leurs créances ; et remis par tous les acheteurs pour éteindre leurs dettes.
Cette définition appelle 3 remarques :
la monnaie est dotée d'un pouvoir libératoire, c'est à dire, en la versant, l'acheteur accomplit la totalité de ses obligation, et il se libère de sa dette.
La monnaie dispose d'un pouvoir libératoire général, c'est à dire qu'elle est acceptée par l'ensemble des acteurs de la vie économique.
Le pouvoir libératoire de la monnaie est limité à un espace géographique donné.
II.Les formes de la monnaie
A) les 3 formes de moyens de paiement
| Monnaie divisionnaire | Ce sont toutes les pièces métalliques |
|---|---|
| Monnaie fiduciaire | Les billets de banque |
| Monnaie scripturale | Les
dépôts à vue monétaires :
ex : chèques, CB, virements, lettre de change |
B) les moyens de paiement et les institutions françaises émettrices
Les institutions françaises émettrices :
Trésor Public : il a la charge d'émettre la monnaie divisionnaire. C'est l'administration des monnaies et médailles qui conçoit et fabrique les pièces de monnaies, qui sont ensuite vendues à la Banque de France à leur valeur fiscale.
Les billets de banque sont conçus et fabriqués par la Banque Centrale, et sont ensuite vendu selon leur valeur faciale aux banques commerciales.
Les billets ne seront comptabilisés comme moyen de paiement qu'à partir du moment où ils seront retirés au guichet.
Monnaie scripturale : elle est émise par 3 grands groupes financiers :
Trésor Public
Réseau des caisses d'épargne
Banques
III.Les fonctions
Elle remplit 3 fonctions.
A) la monnaie : fonction d'unité de compte
Elle permet la constitution de prix absolu qui facilite la comparaison des biens entre eux.
B) fonction de moyen de paiement
Elle permet de séparer l'acte de vente de l'acte d'achat : on peut acheter sans vendre, et vendre sans acheter. Pour qu'un échange se réalise, il suffit que l'acheteur trouve le vendeur offrant le bien qui correspond à ses besoins.
C) fonction de réserve de valeur
Elle constitue en effet une réserve temporaire du pouvoir d'achat qui a l'avantage d'être partiellement liquide, c'est à dire disponible.
=> en l'absence de monnaie, la richesse doit être stockée, mais elle a l'inconvénient de ne pas être liquide, disponible, et elle supporte des coûts de stockage.
21 octobre 2004
ECO-G. Les revenus primaires
Les revenus primaires
Les revenus primaires
A)leur répartition
B)les revenus primaires des ménages
Le salaire et le profit
A)le salaire
B)le profit
Les inégalités de la répartition
A)les différences de revenus et de patrimoine
B)la mesure de l'inégalité
I.Les revenus primaires
A)leur répartition
Les revenus | Revenus d'activité salariale | - Rémunération - Salaire |
|---|---|---|
Revenus d'activité non-salariale | - Professions libérales (avocat, médecin, notaire) | |
Revenus et patrimoine | - Revenus immobiliers - Revenus immobiliers * dividendes * obligation * actions |
L'ensemble des revenus versés en contrepartie de la valeur ajoutée constitue les revenus primaires. Ils rémunèrent le travail et le capital qui permettent la création de richesses.
La somme des revenus primaires est égal au revenu national (R.N). Ils sont répartis de la manière suivante :
Ménages | Salaire |
|---|---|
Entrepreneurs individuels | Revenus mixtes (profit+salaire) - apport de capital - travail |
Entreprise | Rémunération du capital > profit |
B)les revenus primaires des ménages
cf. tableau (I.A)
Ils proviennent de la répartition et de la redistribution
Répartition :
salariés (salaires)
acte micro-économique (production d'une entreprise)
actionnaires (dividendes)
Redistribution :
ménages (aides diverses)
acte macro-économique
entreprises (subventions)
II.Le salaire et le profit
A)le salaire
Le salaire correspond au revenu del'activité salariée. Cette forme d'activité est la plus répandue en France.
>plus de 4/5ème de la population active est salariée.
3 caractéristiques au salaire:
contractuel (en fonction de l'accord signé entre l'employeur et le salarié)
-
forfaitaire (salaire forfaitaire indépendant du temps de travail > annualisation du temps de travail)
certaine (salaire fixe, indépendant du résultat de l'entreprise)
Des primes peuvent s'ajouter au salaire. Elles sont parfois ni forfaitaires, ni certaines : elles sont variables, liées au résultat obtenu parl'entreprise.
B)le profit
Il correspond à la rémunération du facteur capital dans l'entreprise par opposition au salaire.
C'est une rémunération résiduelle, aléatoire et variable.
Résiduelle : sommes restées à l'entreprise après la déduction des charges.
Aléatoire : on ne peut pas la prédéterminer. Elle n'est connue « qu'ex-post » : après coût.
Variable : fonction de la conjoncture et de la maturité de l'entreprise.
III.Les inégalités de la répartition
A)les différences de revenus et de patrimoine
Dans une société donnée,on distingue différentes sources de revenus qui diffèrent selon les individus.
Ces inégalités sont liées:
CSP (age, sexe, niveau scolaire...)
Héritage : certains naissent riches. Leurs revenus ont donc de fortes chances d'être élevés. On peut hériter soit de la richesse, soit de la misère (=patrimoine)
Les ménages perçoivent des revenus de nature et d'importance différente. Cette différence met en évidence l'existence d'inégalités entre les différentes CSP.
Les non-salariés (professions libérales) ont un patrimoine plus élevé que lessalariés.
B)la mesure de l'inégalité
profit+salaire=revenu national (ou PNB)
D'un point de vue empirique, les différentes études faites sur l'inégalité de la répartition s'intéressent soit :
aux disparités affectant en particulier un type de revenu (souvent le salaire)
à la dispersion et à la concentration des revenus dans leur ensemble en discernant les ménages les plus riches des ménages les plus pauvres.
Voici l'équation (mesure)utilisée pour déterminer le rapport entre les hommes et les femmes en terme de salaires.
Salairemoyen des H/Salaire moyen des F = résultat
01 octobre 2004
ECO-G. Les grands courants de la pensée économique
LES GRANDS COURANTS DE LA PENSEE ECONOMIQUE
I.Lescourants fondateurs de la pensée économique
A)l'écoleclassique
B)le courant marxiste
II.La pensée économiquecontemporaine
A)le courant keynésien
B)le courantlibéral néo-classic
III.Les systèmeséconomiques
A)le système capitaliste
B)lesystème socialiste
Lasciences économique est traversée par plusieurscourants de pensées.
Il y a eu d'abord l'écoleclassique, puis la pensée marxiste. Ces 2 courantsreprésentent la pensée fondatrice.
Quant àl'époque contemporaine, elle est dominée par la penséekeynésienne et le courant néo-classique.
I.LES COURANTS FONDATEURS DE LA PENSEE ECO.
A)l'école classique
Lascience économique moderne commence avec la publication dulivre ("La richesse des Nations", Adam SMITH).
Lesauteurs
qui se réclament de SMITH sont des classiques (RICARDOet SAY). Selon la
théorie classique, l'intérêtindividuel est le moteur de toute action
humaine. Selon SMITH, cettemotivation permet l'expérience sociale.
Voiciles propositions économiques des classiques (=fondements) :
-propriété privée des moyens de production
-liberté économique, et non-intervention de l'Etat
-auto-régulation du marché par le biais de l'offre et dela demande.
B)le courant marxiste
1818/1883
L'oeuvrede MARX présente une triple dimension :
- philosophique
-politique
- économique
PourMARX, l'Histoire est une succession de modes de production(socialisme, féodalisme...)
Les contradictions d'un systèmeengendrent la mise en place d'un nouveau système.
Lemarxisme est une analyse du système capitaliste et de sescontradictions.
PourMARX, le capitalisme engendre 2 classes sociales :
- ceux quidétiennent les modes de production (bourgeois)
- lesouvriers (prolétaires)
C'est
l'exploitation des ouvrierspar les bourgeois qui entrainera une
révolution, et quiconduira à son tour à l'apparition d'un nouveau
système:le communisme.
Voiciles 3 étapes qui mènent à l'extinction ducapitalisme :
- la source de profit du capitalisme(plue-value)
c'est la différence entre le salaire verséà l'ouvrier et la valeur ajoutée (V.A) crééepar son propre travail.
-en
recherchant un profit toujours plus important, le capitaliste vadevoir
distribuer des salaires toujours plus bas (=baissetendancielle des taux
de profit)
- les capitalistes, soumis àla concurrence, sont contraints de remplacer le travail humain par lamachine.
Pour rompre avec cette logique, il faut supprimer lapropriété privée des moyens de production.
II.LA PENSEE ECO CONTEMPORAINE
A)le courant keynésien
inflation
c'est l'augmentation général des prixdésinflation
c'est la baisse progressive et générale des prixdéflation
l'entreprise vend à perte (=sous le prix de revient)stagflation
c'est l'addition de l'augmentation de l'inflation et de la baisse de la croissance
KEYNESpropose
une théorie alternative au courant libéral. Ilpart du principe que le
libéralisme économique aentrainé l'économie mondiale dans une crise
sansprécédent (1929).
Afin de remédier auximperfections du
libéralisme et à ses effets pervers,il nous propose une nouvelle
organisation économique baséesur :
- ntervention de l'Etat.
Danssa
pensée, il oppose à l'Etat gendarme (courantlibéral), l'Etat providence
qui aura pour tâche deréguler l'économie, en particulier en période
decrisse.
Le procédé est simple. Il s'agit desubstituer le cercle vicieux par le cercle vertueux.
-
crise éco.> politique des grands travaux > création d'emplois
>production de richesse > versement des
cotisationssociales&fiscales > croissance éco.
B)le courant libéral néo-classique
Ilest représenté par 2 économistes :
-FRIEDMAN
- HAYECK Frederick
Il est apparut au début desannées 70. Pour justifier leurs propositions, ils ont utilisés2 arguments :
- la situation dans les pays de l'ex bloc soviétique(catastrophique)
- la crise économique prévalente enoccident
Ilsaccusent la pensée keynésienne d'être àl'origine de ce dysfonctionnement grave de l'économiemondiale.
Voici leurs propositions pour remédier àcette situation :
- non-intervention del'Etat
- privatisationdes entreprises appartenant au secteur public.
Aujourd'hui,ce courant est très représenté en Europenotamment. Parmi les propositions les plus récentes on cite:
-
réforme du droit du travail ; avec en particulier lasuppression du
SMIC, et l'annualisation du temps de travail (=plus deflexibilité)
III.LES SYSTEMES ECONOMIQUES
A.les ystèmes capitalistes
-propriété privée des modes de production
-liberté économique (organisation du marché)
-loi de l'offre et de la demande (=concurrence)
B.lesystème socialiste
-propriété collective des moyens de production
-intervention de l'Etat dans l'organisation du marché
-plannification=mode fondamental de fonctionnement.

