25 novembre 2004
ECO-E. Démarche mercatique et marché
DEMARCHE MERCATIQUE ET MARCHE
I.La mercatique : le produit d'une lentematuration
II.La mercatique : un état d'esprit
III.Le marché et ses facteurs
A)l'entreprise et son marché
B)les acteurs en présence
IV.De la connaissance à lasegmentation du marché
A)la connaissance du marché
B)la segmentation du marché
RIEN ne sert de produire si l'on ne peut pas vendre.Pour vendre, encore faut-il que la demande solvable existe.
Confrontée sur ces marchés à une concurrence de plus en plus vive, l'entreprise doit s'adapter sans cesse en proposant à ses consommateurs toujours plus exigeants, les meilleurs produits au meilleur prix.
La définition de toute stratégie suppose d'abord une bonne connaissance des marchés. Elle s'appuie sur une démarche particulière (approche mercatique) et repose sur un ensemble de techniques appropriées.
I.La mercatique : leproduit d'une lente maturation
3 étapes dans la lentes maturation
1ère tape : révolution industrielle
Pas de contraintes de débouchés pourles entreprises. Les entreprises ne vendaient pas ce qu'elles produisaient.
2ème étape : l'entre deux guerres
Produits élaborés. Obligation de baisser les coûts de production.
Travail à la chaine = mécanisation
3ème étape : aprèsla deuxième guerre mondiale
Les consommateurs deviennents exigeants. Les entreprises confrontées à la concurrence rencontrent deplus en plus de difficultés à écouler leurs produits.
De nos jours, les entreprises ne produisent que ce qu'elles peuvent vendre.
II.La mercatique : un état d'esprit doublé d'une technique.
Par les nombreuses définitions qu'on peut donner de la mercatique, nous en retenons deux.
| Portée générale, nature phylosophique. Elle est dûe à KOTLER « La mercatique est une activité humaine orientée vers la satisfaction des besoins et des désirs au moyen de l'échange ». Autrement dit, il s'agit, pour cet auteur, d'un état d'esprit à l'intérieur de l'entreprise qui donne une importance centrale à toutes les relations qui se nouent entre l'organisation et les marchés. |
|---|
| Portée opérationnelle STANTON précise davantage les contours de la mercatique, et propose une vision plus opérationnelle « La mercatique est la mise en oeuvre sur des bases scientifiques, de toutes les activités qui concourent dans une entreprise à créer, promouvoir et distribuer de façon rentable des produits ou services en vue de satisfaire la demande présente ou future des consommateurs. |
III.Le marché et ses acteurs
A)l'entreprise et son marché
1.l'entreprise évolue dans le cadre institutionnel
Pour l'entreprise, le marché ne peut se définir que dans le cadre d'un espace donné, et pour l'ensemble des produits ou services.
Sur ces différents marchés de tailles variables, l'entreprise n'agit pas seule :
elle ne peut exercer son activité que dans le cadre d'un environnement institunionnel qui va définir les règles du jeu.
2.l'entreprise est soumise à l'influence extérieure
l'entreprise est confrontée à de multiples acteurs qui vont influer sur son offre.
B)les acteurs en présence
Acheteurs : ils sont décisionnaires quant au choix du produit. Ils ne sont forcément pas des consommateurs finaux.
Prescripteurs : ce sont les relais d'opinion qui exercent une influence sur le consommateur.
Concurrents :
l'entreprise doit se positionner par rapport à ses concurrents, c'est à
dire estimer sa part de marché possible, définir les fonctionnalités de
ses produits, et arrêter une politique de prix et de communication..
Fournisseurs : la
multiplication des sources d'approvisionnement est un impératif
statégique. Pour autant, les fournisseurs exercent une grande influence
sur les entreprises en particulier dans la fixation des prix.
Distributeurs :
toutes les entreprises ne distribuent pas leurs produits directement
sur le marché.Elles s'adressent donc à des réseaux de distribution.Ces
derniers, par les volumes d'achat qu'ils représentent,peuvent avoir des
exigeances sur les prix, mais aussi sur le conditionnement, ou même
l'éventail de la gamme.
IV.De la connaissance à la segmentation du marché
A)la connaissance du marché
C'est déterminer la structure de celui-ci,c'est à dire : sommes-nous devant une structure oligopolistique ou monopolistique?
Oligopole : séséquilibre entreoffreurs et demandeurs
Monopole : un sel offreur pour plusieurs demandeurs, donc pas de concurrence.
La connaissance du marché consiste également à réaliser des études pour
mieux apréhender l'environnement de l'entreprise. Il y a 3 types
d'approche qui peuvent nous aider à mieux connaître le marché
:
-
la collecte d'information sur le marché (sa taille, son évolution, caractéristiques des consommateurs, niveau de la concurrence)
l'exploitation des multiples informations dont disposent déjà l'entreprise en interne (les statistiques de vente par produit, par région, par canal de distribution, mais aussi les rapports effectués par les vendeurs).
Les sondages (les opinions)
B)segmentation du marché
La notion de marché en tant que telle représente un ensemble trop vague pour être directement utilisable par l'entreprise, ainsi, le marché automobile français regroupe des consommations très différentes tant par leur âge que leurs revenus ou besoins.
c'est pourquoi, des critères de segmentation sont établis, les plus connus d'entre eux sont :
Géographique : découpage par pays, région, ville, voir même par type de climat.
Socio-démographique : critères les plus utilisés (sexe, âge, profession)
Personnalité : dans le marché automobile on s'intéresse à certains critères du consommateur comme son dynamisme, sa sociabilité, sa sensualité, son style de vie.
Comportement : analyser les motivations d'achat, avantages recherchés, fréquence d'utilisation du produit.
19 novembre 2004
Marketing > Comportement du consommateur
L'achat du consommateur peut se définir par 4 caractéristiques :
- Influences du prix (4P)
- Influences socio-culturelles ( variables socio-démographique, groupes, famille, culture)
- Influences situationnelles ( environnement social/physique, effets du temps)
- Influences psychologiques (besoins, valeurs, motivations, implications)
Définitions :
valeur : c'est une croyance durable
rituel : comportement ayant une signification symbolique
coutûme : comportement culturel par rapport à un groupe
symbole : moyen d'expression de valeur
Il existe différentes motivations à l'achat :
- hédonistes : se faire plaisir
- oblatives : faire plaisir aux autres
- auto-expression : s'affirmer, se donner une image
Il existe une classification des besoins (Pyramide de Maslow):
1) physiologiques
2) sécurité
3) appartenance
4) reconnaissance
5) accomplissement de soi
Etapes du processus d'achat du consommateur :
- révélation du besoin
- recherche d'informations / analyse de l'offre
- évaluation des informations
- prise de décision / achat
- après achat : fidélisation / satisfaction / confiance
Etapes du processus d'achat industriel :
- reconnaissance du problème
- description des caractéristiques générales
- spécification
- recherche d'un fournisseur + analyse des propositions
- choix du fournisseur
- commande du produit
- suivi + évaluation des résultats
Il existe 3 types d'achat :
- impulsion (ex : bonbons à côté des caisses d'un magasin)
- réfléchi (ex : voiture)
- routinier (ex : pain)
Un consommateur peut être fidèle à un produit pour différentes raisons :
- conviction
- inertie
- paresse
- peur du risque
18 novembre 2004
MUC. L'individu dans l'organisation
Il existe 3 approches :
- psychologique : l'individu au travail
- psycho-sociologique : l'individu dans le groupe
- sociologique : entreprise, culture, motivation
I. L'individu au travail
A) les éléments agissant sur le comportement professionnel
1. la personnalité de l'individu
Elle influence le comportement de l'individu au niveau professionnel. La personnalité d'un individu est déterminée par l'interaction de 5 facteurs :
- culture (normes, valeurs)
- famille
- appartenance à un groupe
- expériences vécues
- hérédité
En général, on distingue 4 caractères pour déterminer la personnalité au travail :
- individualité
- autonomie
- stabilité (prévision du comportement de l'individu)
- motivation ( forces qui poussent à l'action)
2. les attitudes
Une attitude est une prédisposition à agir de façon favorable ou pas à l'égard d'une personne, idée ou d'un objet.
Les attitudes sont fortement influencées par la personnalité de l'individu, et elles correspondent à la combinaison de 3 éléments :
- élément affectif : ensemble des sentiments et des réactions émotionnelles.
- élément cognitif : ensemble des connaissances, croyances, opinions et informations vis à vis d'une personne, objet...
- élément comportemental (ou conatif) : c'est à dire la tendance à agir d'une certaine façon vis à vis d'une personne, objet, idée...
3. le comportement
Il correspond à la manière dont un sujet réagit aux stimulations du milieu dans lequel il travaille.
En général, le comportement dépend de 2 types de facteurs :
- facteurs internes : personnalité, capacité d'apprentissage
- facteurs externes : influence du groupe de travail, politique de rémunération
4. l'apprentissage
Le comportement professionnel peut faire l'objet d'apprentissages conditionnés et codifiés notamment dans le cadre des formations.
Dans tous les cas, le comportement de l'individu au travail peut réfléter les valeurs de l'entreprise.
En général, il s'agit de :
- posture commerciale, qui peut prendre une forme non-verbale (ex : tenue), ou verbale.
B) les facteurs explicatifs de la motivation
La motivation au travail, c'est l'ensemble des aspirations et attitudes d'un travailleur en ce qui concerne son emploi.
1. thérie des besoins de MASLOW
Il existe 5 niveaux de besoins :
- physique, physiologique
- sécurité
- appartenance
- estime
- accomplissement
Même si aujourd'hui la thérie de Maslow semble dépassée, les dirigeants utilisent cette classification pour développer des systèmes de motivation individualisés qui permettent d'améliorer les performances de l'organisation dans son ensemble.
2. théorie des attentes ou expectations de VROOM
Pour vroom, la motivation est une force qui résulte de 3 variables :
- expectation (attente) : c'est la relation entre l'effort à fournir et la performance obtenue.
- instrumentalité : relation perçue entre les efforts fournis et le résultat attendu.
- valence : c'est la valeur accordée au résultat attendu.
Motivation et satisfaction des salariés sont souvent liées. Elles sont aussi synonyme de satisfaction du client et donc de performance dans l'entreprise.
> indicateurs sociaux = taux d'absentéïsme, turn-over, conflits
II. L'individu et le groupe
A) présentation du groupe
Un groupe représente plus que la somme des entités qui le compose. Il est une entité complète qui a une vie propre.
Dans l'entreprise, on peut distinguer différents groupes :
ex : - service commerciale
- comptabilité
- division produit
- un syndicat...
Kurt LEWIN a étudié les interdépendances dans le groupe; qui le transforme en un ensemble dynamique. Pour lui, le groupe se définit à partir de 4 éléments :
- objectifs communs
- relations entre les membres du groupe
- des influences entre les éléments
- des processus communs
Pour assurer les liens entre les individus, le groupe doit favoriser la communication, qui peut prendre plusieurs formes, chaque forme étant adaptée à la situation de communication:
- communication en chaîne
A dit à B ; B dit à C... (A > B > C)
- communication en cercle
A > B < C > A ( A dit à B et dit à C ; B dit à A et dit à C...)
- communication en étoile
A > B > A ; C > B > C ; (Il s'agit d'un point central "B" qui communique avec chaque individu de l'entreprise. Ces individus ne communiquent pas entre eux. Seul "B connaît tout!)
- communication globale
A > (B+C+D)
B > (A+C+D
C > (A+B+D
D > (A+B+C) Tout le monde communique avec tout le monde.
En général, la vie d'un groupe se scinde en 4 étapes :
- définition : le groupe définit ses missions. Les individus font connaissance, et on assiste à la mise en place du groupe.
- convergence : le groupe va définir la contribution de chacun de ses membres pour réaliser un ou des objectifs communs.
- divergence : on voit apparaître des désaccords entre les membres du groupe, et des problèmes de fonctionnement et coordination apparaissent.
- coopération : le groupe réussit à résoudre de façon créative les problèmes, et s'organise en interne pour devenir plus performant.
B) la cohésion du groupe
Elle se définit comme l'ensemble des forces qui ont pour effet de maintenir uni les membre du groupe.
Les principales sources de cohésion sont :
- affinités entre les personnes
- intérêt de l'objectif
- satisfaction de certains besoins (appartenance)
- nécessité ou volonté de partager.
On attend de l'individu dans le groupe :
- une socialisation : c'est à dire que l'individu acquiert les valeurs identitaires du groupe, et forme sa personnalité dans le groupe.
- la sociabilité, qui est liée aux besoins des individus dans le groupe, et qui utilise souvent le principe de l'imitation.
C) la dynamique de groupe
Lorsque les groupes sont en contact, ils passent par une phase d'affirmation où ils accentuent les ressemblances entre les membres du groupe, et les différences entre les membres de ce même groupe.
Si les objectifs des groupes sont communs, cela créé de la coopération et du respect ; dans le cas contraire, cela créé de l'hostilité. Pour gérer au mieux les relations intergroupe, il faut :
- établir des buts communs (ou récompenses)
- désigner un supérieur hiérarchique commun aux différents groupes
- créer des groupes de travail avec quelques représentants de chacun des groupes.
III. La sociologie du travail
C'est l'étude des phénomènes sociaux qui naissent dans le travail.
Dans l'organisation, il existe des groupes ou des individus qui peuvent avoir des objectifs différents de ceux de l'organisation.
Le management de l'organisation devra essayer de créer une convergence entre les 2 types d'objectifs.
Les acteurs disposent d'une rationalité limitée, c'est à dire qu'ils ne choisissent pas la solution optimale pour l'organisation, mais celle jugée la plus satisfaisante en fonction des informations dont ils disposent, c'est à dire de ses appréciations personnelles sur la situation et les moyens dont ils disposent.
Chaque acteur a une stratégie personnelle qui vise à augmenter son pouvoir. pour que cette situation soit possible, il doit exister des zones d'incertitude, dans lesquelles les agents essaient de se glisser pour modifier la structure de l'organisation en leur faveur.
Pour faire converger les objectifs individuels des acteurs et celui de l'entreprise, l'organisation essaie de créer et développer une culture d'entreprise qu'on peut définir comme l'ensemble des valeurs des modes de pensées et de croyances partagées pour tous les membres de l'organisation, et qui déterminent ces modes d'action.
> les éléments de la culture d'entreprise
- symboles
- valeurs (références collectives de l'entreprise)
- mythes & héros
- rites
- interdits & tabous
La culture d'entreprise permet d'obtenir une plus grande cohésion interne, mais elle permet aussi une différenciation externe.
Il existe plusieurs cultures d'entreprise.

